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[Holon] L'homme est à la fois un individu distinct et une partie d'un organisme plus grand

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Source: Immersion into the future via decanteddesign
La vie d'une cellule
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La vie d'une cellule
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Il est possible de justifier notre inexistence en tant qu'entités. Les humains ou les êtres ne sont pas constitués de paquets de parties successivement enrichies de leurs propres parties. Ils sont partagés, loués, occupés. À l'intérieur de leurs cellules, les conduisant, imprégnant l'énergie oxydative qui les envoie pour l'amélioration de chaque jour, sont les mitochondries, et dans un sens strict elles ne sont pas les leurs. Elles s'avèrent être de petites créatures distinctes, la postérité coloniale des procaryotes migrants, probablement des bactéries primitives qui ont nagé parmi les précurseurs ancestraux de nos cellules eucaryotes et y sont restées. Depuis lors, ils se sont maintenus et ont conservé leurs habitudes, se reproduisant à leur manière, en privé, avec leur propre ADN et ARN bien différent du nôtre. Ils sont autant des symbiotes que les bactéries rhyzobiennes dans les racines des haricots. Sans eux, nous ne pourrions pas bouger un muscle, tambouriner un doigt, penser une pensée.

Les Mitochondries sont des locataires stables et responsables. Mais qu'en est-il des autres petits animaux, également établis dans nos cellules... Nos centrioles, nos corps basaux, et probablement un bon nombre d'autres petits êtres plus obscurs à l'œuvre dans nos cellules, chacun avec son génome particulier, sont aussi étrangers, et aussi essentiels, que les pucerons dans les fourmilières.

J'aime à penser qu'ils travaillent dans mon intérêt, que chaque souffle qu'ils tirent pour moi, mais c'est peut-être eux qui se promènent dans le parc local au petit matin, en ressentant mes sens, en écoutant ma musique en pensant à mes pensées.

Mais les plantes vertes sont dans le même état. Elles ne pourraient pas être des plantes, ou être vertes, sans leurs chloroplastes, qui font fonctionner l'entreprise de photosynthèse et génèrent de l'oxygène pour le reste de la planète. Il s'avère que les chloroplastes sont aussi des créatures distinctes avec leur propre génome, parlant leur propre langage.

Nous portons dans nos noyaux des réserves d'ADN qui peuvent provenir, à un moment ou à un autre, de la fusion de cellules ancestrales et de la liaison d'organismes ancestraux en symbiose. Nos génomes sont des catalogues d'instructions provenant de toutes sortes de sources dans la nature, remplis pour toutes sortes d'éventualités. Quant à moi, je suis reconnaissant de la différenciation et de la spéciation, mais je ne peux pas me sentir aussi séparé d'une entité qu'il y a quelques années, avant qu'on ne me dise ces choses, ni, devrais-je penser, personne d'autre.

L'uniformité de la vie sur terre, plus étonnante que sa diversité, s'explique par la forte probabilité que nous provenions, à l'origine, d'une seule cellule, fécondée dans un éclair lorsque la terre se refroidissait. C'est de la progéniture de cette cellule parentale que nous tenons notre regard ; nous partageons encore des gènes autour de nous, et la ressemblance des enzymes des herbes avec celles des baleines est une ressemblance familiale.

Les virus, au lieu d'être des agents de maladie et de mort, commencent à ressembler davantage à des gènes mobiles. L'évolution est encore un jeu biologique infiniment long et fastidieux, où seuls les gagnants restent à la table, mais les règles commencent à sembler plus souples. Nous vivons dans une matrice dansante de virus ; ils se déplacent, un peu comme les abeilles, d'organisme en organisme, de plante en insecte et de mammifère à moi et vice-versa, et dans la mer, en tirant des morceaux de ce génome, des chaînes de gènes de celui-ci, en transplantant des greffes d'ADN, en faisant circuler l'hérédité comme dans une grande fête. Ils peuvent être un mécanisme permettant de maintenir de nouveaux types d'ADN mutants dans la plus large circulation parmi nous.

Si c'est vrai, l'étrange maladie virale, sur laquelle nous devons porter une si grande attention en médecine, peut être considérée comme un accident, quelque chose de laissé pour compte.

J'ai essayé de penser à la terre comme à une sorte d'organisme, mais ce n'est pas le cas... Elle est trop grande, trop complexe, avec trop de parties fonctionnelles sans connexions visibles. L'autre nuit, en traversant une région boisée et vallonnée du sud de la Nouvelle-Angleterre, je me suis posé la question. Si ce n'est pas comme un organisme, à quoi ressemble-t-il, qu'est-ce qu'il ressemble le plus ? Puis, de façon satisfaisante pour ce moment, la question m'est venue : c'est comme une cellule unique.

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Source :  Se mobiliser contre l’extinction d’expérience de nature, juillet 2015, Espaces naturels

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