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La civilité est une surface parfaitement lisse quand la politesse est une surface polie

La civilité est une surface parfaitement lisse quand la politesse est une surface polie La civilité est une surface parfaitement lisse quand la politesse est une surface polie
Source: Marcus Stone (British, 1840-1921) – In Love
La vraie politesse
Du livre
La vraie politesse
Taille de la police
A
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A

La civilité et la politesse consistent essentiellement, si je ne suis pas trompé, en une sorte de façon de traiter et de converser avec les autres dans la société. Elles sont donc l'expression ou la contrefaçon des vertus sociales ; l'expression si elle est vraie, la contrefaçon si elle est fausse.

Observez attentivement la différence entre l'un et l'autre ; car, comme vous le savez, il n'existe pas deux termes qui soient précisément synonymes. Il y a donc une différence entre la civilité et la politesse, une sorte de gradation de la première à la seconde. Être poli signifie plus que d'être civilisé. Une personne polie est nécessairement civile ; mais une personne simplement civile n'est pas polie. La politesse ne suppose donc pas seulement la civilité, mais la renforce. Cette dernière est, par la communication avec les hommes, ce qu'est la dévotion publique à l'égard de Dieu, un témoignage extérieur et sensible des sentiments intérieurs qui doivent nous animer ; et même en cela, elle est précieuse en tant qu'inspiratrice de déférence et de bonté extérieures. C'est une confession ouverte de l'estime et de la bienveillance qui doivent régner en nous.

La politesse ajoute à la civilité ce que la ferveur donne à la dévotion publique, à savoir les marques d'une piété plus féconde. Dans le premier cas, elle est le signe d'une bienveillance plus étendue, d'un oubli plus grand de l'intérêt personnel, d'un plus grand dévouement au prochain, d'une nature ou d'une disposition plus occupée par les biens et les malheurs des autres, plus raffinée et plus exquise. Il est donc plus difficile d'acquérir la politesse que de posséder la simple civilité. Cette dernière est un cérémonial qui a ses règles conventionnelles, que nous ne pouvons pas diviner, mais qui sont, pour ainsi dire, palpables, et à découvrir desquelles un peu d'attention suffit.

La politesse, au contraire, consiste à ne rien faire, à ne rien dire de désagréable aux autres ; à tout faire, à tout dire de manière agréable pour eux, dans la mesure où la conscience le permet, et ce de manière à s'exprimer habilement de façon facile, engageante, affable et sans affectation. Cela suppose la culture des qualités naturelles, perfectionnée par l'habitude, la bonté et la douceur ; le raffinement des sentiments ; la délicatesse de discerner rapidement ce qui convient dans nos relations avec les diverses personnes ou circonstances ; cette souplesse de tempérament pour se faire tout à tous dans la mesure où la loi de Dieu le permet ; la facilité d'entrer dans les dispositions et d'adopter les sentiments de ceux avec lesquels l'occasion présente nous met en contact, et le pouvoir d'étouffer tout ce qui pourrait s'y opposer. Pour cette raison, même un simple paysan peut, après quelques leçons, devenir civilisé ; mais ce n'est qu'une personne de culture, gratifiée d'éducation ou possédée de l'esprit de Dieu, qui peut être vraiment polie. Revoyons toute la question : la civilité consiste à veiller à éviter de manière, en gestes ou en paroles, tout ce qui pourrait choquer ou blesser le voisin. C'est comme une surface parfaitement lisse. La politesse est une manière de se comporter, de parler et d'agir, qui est pleine de suavité et de condescendance. C'est comme une surface polie.

(...)

La vraie politesse est quelque chose de plus raffiné, de plus délicat et de plus exquis que la civilité. Elle suppose donc moins de réserve dans les manières, plus de tact pour discerner les points forts et les points faibles de ceux qui nous entourent quotidiennement ou que nous rencontrons occasionnellement ; plus d'abnégation et de renoncement à soi-même ; en un mot, plus de charité.

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