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[L’aversion à la perte] nous préférons éviter les pertes plutôt que d'acquérir des gains équivalents

[L’aversion à la perte] nous préférons éviter les pertes plutôt que d'acquérir des gains équivalents [L’aversion à la perte] nous préférons éviter les pertes plutôt que d'acquérir des gains équivalents
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L’aversion à la perte est une notion issue de l’économie comportementale. Dans la finance, cette aversion à la perte se traduit par la réticence à se séparer d’un actif à un prix moindre que son prix d’achat. Théorisé par Daniel Kahneman, le phénomène met en évidence le fait que, pour un même montant, les individus attachent plus d’importance à une perte qu’à un gain. Afin de comprendre ce concept, les analystes l’exposent sous la forme d’un jeu qui présente deux hypothèses :

1° Dans la première, on gagne 500 Euros ;

2° Dans la seconde, on tire à pile ou face : pile, le joueur gagne 1 000 euros, face, il ne gagne rien du tout.

La majorité des gens questionnés choisissent la première hypothèse, préférant garder 500 euros plutôt que de se risquer à ne pas en gagner 1000. 

Un autre jeu illustre cette aversion à la perte, présentant toujours deux cas :

1° Dans le premier cas, le joueur perd 500 euros et doit les verser au moment-même où il les perd ;

2° Dans le second, le joueur tire à pile ou face : pile, il ne perd rien, face il doit 1000 euros. Les joueurs testés par Kahneman et Tversky ont opté pour la seconde option car, comme la majorité des agents économiques, ils ont éprouvé  une aversion pour le risque dans le cas d’un espoir de gain et une attirance symétrique pour le risque dans le cas d’un risque de perte.

 

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Les clients préfèreront ne pas acheter un produit dès qu’ils perçoivent que l’entreprise cherche à exploiter exagérément certaines opportunités de profit. Les clients préfèreront ne pas acheter un produit dès qu’ils perçoivent que l’entreprise cherche à exploiter exagérément certaines opportunités de profit.
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sinnerxsaint via Tumblr

En 1986, le psychologue et économiste Daniel Kahneman a montré que même les entreprises qui maximisent leurs profits devraient être incitées à agir de manière équitable pour leurs clients. Les gens ont tendance à résister à l'injustice dès qu'un agent ou une entreprise cherchent à maximiser leurs gains ou à exploiter abusivement certaines opportunités de profit.

Par exemple, une question fut posée à 191 résidants adultes à Vancouver : Quand les billets pour les matchs de football sont très demandés, quelle méthode d'attribution vous semble la plus et la moins équitable ?

  1. Par enchère : les billets sont vendus aux plus offrants.
  2. Par loterie : les billets sont vendus aux personnes dont les noms sont tirés au sort.
  3. Par file d'attente : les billets sont vendus selon le principe du premier arrivé, premier servi.

La vente aux enchères fut évaluée comme de loin la moins équitable (75% des répondants) et la file d'attente est la plus équitable.

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Source : 

Daniel Kahneman; Jack L. Knetsch; Richard H. Thaler, Fairness and the Assumptions of Economics, The Journal of Business, 1986

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Économie comportementale
Sous la difficulté et l’émotivité de la décision que nous incombe, paralysé, nous préférons opter pour l’option qui nous est offerte par défaut. Sous la difficulté et l’émotivité de la décision que nous incombe, paralysé, nous préférons opter pour l’option qui nous est offerte par défaut.
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Club Innovation & Culture

[Lorsque les gens remplissent un questionnaire dont certaines réponses sont pré-remplies]

Vous pourriez penser que les gens ne décochent pas la case car ils ne sentent pas vraiment impliqués. Cela leur est égal. Et pourtant, si cela peut être vrai pour des choix sans vraiment d’importance – ceux du quotidien, ça ne l’est pas forcément pour des décisions plus délicates ou complexes. Incapable de se faire notre propre opinion et d’aboutir à un choix par nous-même, nous laissons nous laissons portés par l’option par défaut, et refusons en fait de faire un choix qui nous est propre.

Le contexte et l'environnement sont critiques dans la façon dont nous formulons nos choix.

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