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L'éducation est un bien public, les gouvernements d'une société civilisée doivent prévenir l'aliénation des travailleurs qui découle de leur emploi.

L'éducation est un bien public, les gouvernements d'une société civilisée doivent prévenir l'aliénation des travailleurs qui découle de leur emploi. L'éducation est un bien public, les gouvernements d'une société civilisée doivent prévenir l'aliénation des travailleurs qui découle de leur emploi.
Source: Rutger van de Steeg via Artstation
La richesse des nations
Du livre
La richesse des nations
Taille de la police
A
12 24 17
A

Avec le progrès de la division du travail, l'emploi de la grande majorité de ceux qui vivent du travail, c'est-à-dire de la grande masse des personnes, se limite à quelques opérations très simples, souvent une ou deux. Mais les conceptions de la grande majorité des hommes sont nécessairement formées par leurs emplois ordinaires.

L'homme qui passe toute sa vie à exécuter quelques opérations simples, dont les effets sont peut-être toujours les mêmes, ou presque, n'a pas l'occasion d'exercer son intelligence, ni d'exercer son invention pour trouver des expédients permettant d'éliminer des difficultés qui ne se présentent jamais. Il perd donc naturellement l'habitude de ces efforts et devient généralement aussi stupide et ignorant qu'il est possible à une créature humaine de le devenir.

La torpeur de son esprit le rend non seulement incapable de prendre plaisir ou de participer à une conversation rationnelle, mais aussi de concevoir un sentiment généreux, noble ou tendre, et par conséquent de porter un jugement juste sur de nombreux devoirs ordinaires de la vie privée. Il est tout à fait incapable de juger des grands intérêts de son pays ; et à moins que des efforts très particuliers n'aient été faits pour le rendre autrement, il est tout aussi incapable de défendre son pays en temps de guerre. L'uniformité de sa vie stationnaire corrompt naturellement le courage de son esprit, et lui fait considérer avec horreur la vie irrégulière, incertaine et aventureuse d'un soldat. Elle corrompt même l'activité de son corps et le rend incapable d'exercer sa force avec vigueur et persévérance, dans un autre emploi que celui auquel il a été élevé. Sa dextérité à son métier semble ainsi acquise au détriment de ses vertus intellectuelles, sociales et martiales. 

Mais dans toute société améliorée et civilisée, c'est l'état dans lequel doivent nécessairement tomber les travailleurs pauvres, c'est-à-dire le grand corps du peuple, à moins que le gouvernement ne prenne quelques précautions pour l'empêcher.

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