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Les épidémies ne diminuent pas nécessairement parce que tout le monde a été infecté, mais elles se terminent aussi parce qu'il n'y a plus assez de personnes infectées pour maintenir la transmission

Les épidémies ne diminuent pas nécessairement parce que tout le monde a été infecté, mais elles se terminent aussi parce qu'il n'y a plus assez de personnes infectées pour maintenir la transmission Les épidémies ne diminuent pas nécessairement parce que tout le monde a été infecté, mais elles se terminent aussi parce qu'il n'y a plus assez de personnes infectées pour maintenir la transmission
Source: Charis Tsevis via Behance
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De la grippe à la peste, le nombre de cas dans une véritable épidémie augmente souvent de façon exponentielle au début. Au bout d'un certain temps, la maladie atteint un niveau maximal, puis le nombre de nouveaux cas commence à diminuer. Lorsque McKendrick et Kermack ont commencé leurs recherches (1927, "A Contribution to the Mathematical Theory of Epidemics"), les gens ont généralement invoqué deux raisons possibles pour expliquer ce déclin. Soit l'épidémie s'est éteinte parce que l'infection était devenue moins puissante avec le temps, soit parce qu'il ne restait plus de personnes vulnérables - tout le monde avait été infecté et était soit mort soit immunisé.

Dans leur modèle, McKendrick et Kermack supposèrent que l'agent pathogène resta le même tout au long de l'épidémie ; l'infection ne s’était pas atténuée avec le temps. Et pourtant, le modèle produisit quand même un déclin éventuel des cas. Lorsque le duo compara le modèle à l'épidémie de peste de 1905 à Bombay, le nombre de cas prévu correspondait au niveau réel de la maladie.

La diminution de l'infection était-elle donc due à un manque de personnes sensibles ? Apparemment non : dans le modèle, il restait toujours quelques personnes sensibles à la fin de l'épidémie. McKendrick et Kermack avaient démontré que les épidémies ne diminuent pas nécessairement parce que tout le monde a été infecté. Elles peuvent aussi prendre fin parce qu'il ne reste pas assez de personnes infectées pour maintenir la transmission. Une fois que suffisamment de personnes sont immunisées, les personnes infectées ont peu de chances de rencontrer une autre personne sensible, ce qui signifie qu'elles se rétablissent généralement avant d'infecter d'autres personnes.

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Source : The calculus of contagion, 16 Septembre 2014, Aeon.co

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Mais nous pouvons facilement étendre cette hypothèse [ndlr. que la nature a des effets bénéfiques pour le bien-être physique, cognitif et émotionnel des individu] à la conservation de la biodiversité. [Les écologues] parlent d’extinction de l’expérience de nature, qu’ils ont surtout appliquée en milieu urbain. L’idée est la suivante : de génération en génération, les jeunes vivent de moins en moins en contact avec la nature (parce qu’il y en a moins et parce que leurs modes de vie limitent ces contacts), au moment même où ils construisent leur identité. La part de leur identité qui intègre leurs relations intimes à leur environnement naturel diminuerait donc de génération en génération. Pas à cause d’un manque d’éducation, mais à cause surtout d’une baisse d’occasions et d’envies d’expérimenter la nature sans contrainte, librement et de façon personnelle.

Les conséquences de cette diminution apparaissent à l’âge adulte : avec une identité environnementale plus faible, ils sont moins en demande de nature dans leur vie quotidienne, ils l’intègrent moins dans leurs actions. (…)  Or si nous ne tenons pas compte collectivement de la biodiversité dans nos modes de vie, alors nous allons en souffrir.

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Source :  Se mobiliser contre l’extinction d’expérience de nature, juillet 2015, Espaces naturels

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