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L'homme ne se sent libre que dans ses fonctions animales

L'homme ne se sent libre que dans ses fonctions animales L'homme ne se sent libre que dans ses fonctions animales
Source: Renato Guttuso - Man Eating Spaghetti, 1956
Manuscrits de 1844
Du livre
Manuscrits de 1844
Taille de la police
A
12 24 17
A

Qu'est-ce qui constitue donc l'aliénation du travail ?

D'abord, le fait que le travail est extérieur au travailleur, c'est-à-dire qu'il n'appartient pas à sa nature intrinsèque ; que dans son travail, donc, il ne s'affirme pas mais se renie, ne se sent pas content mais malheureux, ne développe pas librement son énergie physique et mentale mais mortifie son corps et ruine son esprit. Le travailleur ne se perçoit donc qu'en dehors de son travail, et dans son travail il se sent en dehors de lui-même. Il se sent chez lui lorsqu'il ne travaille pas, et lorsqu'il travaille, il ne se sent pas chez lui. Son travail n'est donc pas volontaire, mais forcé ; c'est un travail forcé. Il ne s'agit donc pas de la satisfaction d'un besoin, mais simplement d'un moyen de satisfaire des besoins extérieurs à celui-ci. Son caractère étranger apparaît clairement dans le fait que dès qu'il n'y a plus de contrainte physique ou autre, le travail est rejeté comme la peste. Le travail extérieur, le travail dans lequel l'homme s'aliène, est un travail de sacrifice, de mortification. Enfin, le caractère extérieur du travail pour le travailleur apparaît dans le fait qu'il n'est pas le sien, mais celui d'un autre, qu'il ne lui appartient pas, qu'en lui il n'appartient pas à lui-même, mais à un autre. De même que dans la religion, l'activité spontanée de l'imagination humaine, du cerveau et du cœur humain, agit sur l'individu indépendamment de lui - c'est-à-dire qu'elle agit comme une activité étrangère, divine ou diabolique - de même l'activité du travailleur n'est pas son activité spontanée. Elle appartient à un autre ; c'est la perte de son moi.

En conséquence, l'homme (le travailleur) ne se sent donc librement actif que dans ses fonctions animales - manger, boire, procréer, ou tout au plus dans son logement et dans ses vêtements, etc. Ce qui est animal devient humain et ce qui est humain devient animal.

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