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Lorsque l'envie, la colère et les insultes ne sont pas acceptées, elles continuent d'appartenir à celui qui les a portées

Lorsque l'envie, la colère et les insultes ne sont pas acceptées, elles continuent d'appartenir à celui qui les a portées Lorsque l'envie, la colère et les insultes ne sont pas acceptées, elles continuent d'appartenir à celui qui les a portées
Source: SU GA via Artstation
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Près de Tokyo vivait un grand guerrier samouraï, aujourd'hui âgé, qui a décidé d'enseigner le bouddhisme zen aux plus jeunes. Malgré son âge, la légende voulait qu'il puisse vaincre n'importe quel adversaire.

Un après-midi, un guerrier - connu pour son absence totale de scrupules - débarqua. Il était connu pour utiliser des techniques de provocation : attendre que son adversaire fasse le premier pas et contre-attaquer avec une vitesse fulgurante.

Tous se rassemblèrent sur la place de la ville, et le jeune homme se mit à insulter le vieux maître. Il lui lança quelques pierres, lui cracha au visage, lui cria toutes les insultes possibles et imaginables sous le soleil - il insulta même ses ancêtres. À la fin de l'après-midi, se sentant maintenant épuisé et humilié, le guerrier impétueux s'en alla.

Déçus par le fait que le maître avait reçu tant d'insultes et de provocations, les étudiants demandèrent :

- Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi avez-vous refusé d'utiliser votre sabre, même en sachant que vous pourriez perdre le combat, au lieu de faire preuve de lâcheté devant nous tous ?

- Si quelqu'un vient vers vous avec un cadeau, et que vous ne l'acceptez pas, à qui appartient ce cadeau ? - a demandé le Samouraï.

- Celui qui a essayé de le remettre - répondit l'un de ses disciples.

- Il en va de même pour l'envie, la colère et les insultes - dit le maître. - Lorsqu'ils ne sont pas acceptés, ils continuent d'appartenir à celui qui les a portés.

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Source : The gift of insults (anglais), 19 Octobre 2015, Paulocoelhoblog

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