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Notre peur innée de l'obscurité a disparu lorsque l'homme a maîtrisé le feu

Notre peur innée de l'obscurité a disparu lorsque l'homme a maîtrisé le feu Notre peur innée de l'obscurité a disparu lorsque l'homme a maîtrisé le feu
Source : Cloud Borden via Twitter
Le Noir
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Le Noir
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A
#feu
#noir (couleur)
#Peur du noir
#ténèbres

L'homme a toujours eu peur du noir. Il n'est pas un animal nocturne, ne l'a jamais été, et même si au fil des siècles il a plus ou moins apprivoisé la nuit et l'obscurité, il est resté un être diurne, rassuré par la lumière, la clarté et les couleurs vives.

Certes, dès l'Antiquité, les poètes, à l'image d'Orphée, ont chanté la nuit. « mères des dieux et des hommes, origine de toutes les choses créées », mais le commun des mortels en a longtemps eu peur. Peur de l'obscurité et de ses dangers ; peur des êtres qui vivent et rôdent dans le noir ; peur des animaux dont le pelage ou le plumage est couleur de ténèbres ; peur de la nuit, source de cauchemars et de perdition. Point n'est besoin d'être un chercheur d'archétypes pour comprendre que ces peurs viennent de loin, de très loin, d'époques où l'homme n'avait pas encore maîtrisé le feu et avec lui, partiellement, la lumière. J'avoue n'avoir jamais cm à une symbolique universelle des couleurs. Indépendante du temps et de l'espace et commune à toutes les civilisations. Au contraire, j'ai toujours souligné combien les problèmes et les enjeux de la couleur étaient culturels, étroitement culturels, et interdisaient à l'historien de jongler avec les époques et les aires géographiques. Il existe néanmoins — force m'est de le reconnaître —quelques référents chromatiques qui se rencontrent dans presque toutes les sociétés. Ils sont peu nombreux : le feu et le sang pour le rouge ; la végétation pour le vert la lumière pour le blanc ; la nuit pour le noir. Une nuit ambivalente, ambiguë même, mais toujours et partout plus inquiétante ou destructrice que féconde ou rassurante. On ne dira jamais combien dans l'histoire de l'humanité la maîtrise du feu, vers 500 000 ans avant le temps présent, a constitué le tournant essentiel. C'est le contrôle du feu par l'Homo erectus qui a définitivement distingué l'être humain de l'animal. Dompté, domestiqué, produit à volonté, le feu a permis à l'homme non seulement de se chauffer, de faire cuire ses aliments et de fabriquer ses premiers autels, mais aussi et surtout de s'éclairer. L'immense peur des ténèbres a commencé à reculer et, avec elle, la terreur de la nuit et celle des lieux obscurs ou souterrains. Le noir n'était plus totalement noir.

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[...] l'acte de lecture est une cérémonie de communion secrète, parfois féconde.  Quiconque lit quelque chose qui en vaut vraiment la peine ne lit pas en toute impunité.  Lire un de ces livres qui respirent quand on les met à l'oreille ne vous laisse pas indifférent : il vous change, ne serait-ce qu'un peu, il intègre en vous quelque chose que vous ne saviez pas ou n'aviez pas imaginé, et il vous invite à chercher, à poser des questions.  Et plus encore : parfois, elle peut même vous aider à découvrir le vrai sens des mots trahis par le dictionnaire de notre temps.  Que pourrait vouloir de plus une conscience critique ?

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