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Notre société ne peut être progressiste que si l’égalité des sexes devient la norme

Notre société ne peut être progressiste que si l’égalité des sexes devient la norme Notre société ne peut être progressiste que si l’égalité des sexes devient la norme
Source : carlallanosprints via Etsy
L'asservissement des femmes
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L'asservissement des femmes
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#Féminisme
#Femme

Toutes les causes, sociales et naturelles, se combinent pour rendre improbable que les femmes soient collectivement rebelles au pouvoir des hommes. Elles sont dans une position tellement différente de toutes les autres classes de sujets, que leurs maîtres exigent d'elles quelque chose de plus que le service effectif. Les hommes ne veulent pas seulement l'obéissance des femmes, ils veulent leurs sentiments. Tous les hommes, sauf les plus brutaux, désirent avoir, dans la femme qui leur est le plus proche, non pas une esclave forcée, mais une esclave volontaire, non pas une esclave tout court, mais une favorite. Ils ont donc tout mis en pratique pour asservir leur esprit. Les maîtres de tous les autres esclaves s'appuient, pour maintenir l'obéissance, sur la peur, soit la peur d'eux-mêmes, soit la peur religieuse. Les maîtres des femmes voulaient plus que la simple obéissance, et ils ont utilisé toute la puissance de l'éducation pour atteindre leur but. Toutes les femmes sont élevées dès leur plus jeune âge dans la croyance que leur idéal de caractère est tout le contraire de celui des hommes ; non pas la volonté propre, et le gouvernement par la maîtrise de soi, mais la soumission, et la soumission au contrôle d'autrui. Toutes les moralités leur disent que c'est le devoir des femmes, et toutes les sentimentalités courantes que c'est leur nature, de vivre pour les autres ; de faire une abnégation complète d'elles-mêmes, et de n'avoir de vie que dans leurs affections. Et par affections, il faut entendre les seules qu'il leur soit permis d'avoir, celles des hommes avec lesquels elles sont liées, ou celles des enfants qui constituent un lien supplémentaire et indéfectible entre elles et un homme. Si l'on réunit trois choses : d'abord, l'attraction naturelle entre les sexes opposés ; ensuite, l'entière dépendance de la femme à l'égard du mari, tous les privilèges et les plaisirs qu'elle a étant soit son don, soit dépendant entièrement de sa volonté ; enfin, le fait que le principal objet de la recherche humaine, la considération, et tous les objets de l'ambition sociale, ne peuvent en général être recherchés ou obtenus par elle que par lui, ce serait un miracle si l'objet d'être attirant pour les hommes n'était pas devenu l'étoile polaire de l'éducation féminine et de la formation du caractère. Et, ce grand moyen d'influence sur l'esprit des femmes ayant été acquis, un instinct d'égoïsme a poussé les hommes à l'utiliser au maximum comme moyen de maintenir les femmes dans la soumission, en leur représentant la douceur, la soumission et la résignation de toute volonté individuelle entre les mains d'un homme, comme une partie essentielle de l'attrait sexuel. [...]

Les considérations précédentes sont amplement suffisantes pour montrer que la coutume, quelque universelle qu'elle soit, n'offre dans ce cas aucune présomption, et ne doit créer aucun préjugé, en faveur des dispositions qui placent les femmes dans la sujétion sociale et politique des hommes. Mais je peux aller plus loin, et soutenir que le cours de l'histoire, et les tendances de la société humaine progressive, ne fournissent non seulement aucune présomption en faveur de ce système d'inégalité des droits, mais une forte présomption contre lui ; et que, dans la mesure où tout le cours de l'amélioration humaine jusqu'à ce jour, tout le courant des tendances modernes, justifie une déduction sur le sujet, c'est que cette relique du passé est discordante avec l'avenir, et doit nécessairement disparaître.

En effet, quel est le caractère particulier du monde moderne, la différence qui distingue principalement les institutions modernes, les idées sociales modernes, la vie moderne elle-même, de celles des temps passés ? C'est que les êtres humains ne sont plus nés à leur place dans la vie, et enchaînés par un lien inexorable à la place où ils sont nés, mais qu'ils sont libres d'employer leurs facultés, et les chances favorables qui s'offrent à eux, pour obtenir le sort qui peut leur paraître le plus désirable. La société humaine d'autrefois était constituée sur un principe très différent. Tous naissaient dans une position sociale fixe, et la plupart du temps, ils y étaient maintenus par la loi, ou interdits de tout moyen leur permettant d'en sortir. De même que certains hommes naissent blancs et d'autres noirs, de même certains sont nés esclaves et d'autres libres et citoyens ; certains sont nés patriciens, d'autres plébéiens ; certains sont nés nobles féodaux, d'autres roturiers […]

La vieille théorie était que le moins possible devait être laissé au choix de l'agent individuel ; que tout ce qu'il avait à faire devait, dans la mesure du possible, lui être imposé par une sagesse supérieure. Laissé à lui-même, il était sûr de se tromper. La conviction moderne, fruit d'un millier d'années d'expérience, est que les choses dans lesquelles l'individu est la personne directement intéressée ne vont jamais bien que si elles sont laissées à sa propre discrétion ; et que toute réglementation de ces choses par l'autorité, sauf pour protéger les droits d'autrui, est sûre d'être malveillante. ...

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