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Nous aimons les récits complexes tels que les Games of thrones parce que nous pouvons nous identifier à la théorie des réseaux

Nous aimons les récits complexes tels que les Games of thrones parce que nous pouvons nous identifier à la théorie des réseaux Nous aimons les récits complexes tels que les Games of thrones parce que nous pouvons nous identifier à la théorie des réseaux
Source: Logan FelicianoP via Artstation
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La série A Song of Ice and Fire est une série de livres fantastiques écrits par George R. R. Martin. Le succès de ses livres a suscité l'intérêt de cinéastes et de dirigeants de télévision du monde entier, ce qui a finalement conduit à la série télévisée Game of Thrones, diffusée pour la première fois en 2011.

Le texte ci-dessous est un extrait d'une recherche menée par des chercheurs britanniques (référence ci-dessous).

La science des réseaux et l'analyse des données sont utilisées pour quantifier les structures statiques et dynamiques dans les romans épiques de George R. R. Martin, A Song of Ice and Fire, des œuvres connues pour leur échelle et leur complexité. En suivant le réseau d'interactions des personnages au fur et à mesure du déroulement de l'histoire, on constate que les propriétés structurelles restent à peu près stables et comparables aux réseaux sociaux du monde réel. En outre, les degrés des personnages les plus connectés reflètent une limite cognitive quant au nombre de connexions sociales simultanées que nous avons tendance à avoir dans nos vies réelles. Nous analysons également la distribution des intervalles de temps entre les décès significatifs mesurés par rapport à la ligne de temps du récit. Ces résultats sont cohérents avec les distributions des lois de pouvoir que l'on trouve couramment dans les périodes entre les événements d'une série d'activités humaines non violentes dans le monde réel.

[…]

Le conte est une forme d'art ancienne qui joue un rôle important dans le lien social. Il est reconnu que les mondes sociaux créés dans les récits adhèrent souvent à un principe de différence minimale selon lequel les relations sociales reflètent celles de la vie réelle, même si elles se situent dans un monde fantastique ou improbable. Par conséquent, un monde social dans un récit doit être construit de manière à pouvoir être suivi de manière cognitive. Toutefois, le rôle du conteur moderne va au-delà de la création d'un réseau social crédible. En plus d'un discours engageant, la manière dont l'histoire est racontée est importante, au-delà de la simple narration d'une séquence d'événements.

L'une des caractéristiques de Ice and Fire est que la mort des personnages est perçue par de nombreux lecteurs comme aléatoire et imprévisible. [...] En effet, « Une grande partie de l'anticipation qui a précédé la dernière saison (de la série télévisée) concernait les personnes qui allaient vivre ou mourir, et la question de savoir si la série allait revenir à son habituelle tendance à éliminer les personnages principaux de manière brutale ». Inspirés par ce fait, nous nous intéressons particulièrement aux décès en tant qu'événements marquants dans Ice and Fire, et nous étudions donc les intervalles entre eux. Pour ce faire, nous accordons une distinction importante entre le temps du récit et le temps du discours. Le temps du récit fait référence à l'ordre et au rythme des événements tels qu'ils se sont produits dans le monde fictif. Il est mesuré en jours et en mois, bien qu'il utilise le calendrier Westerosi fictif dans le cas de Glace et Feu. Le temps du discours, d'autre part, fait référence à l'ordre et au rythme des événements tels qu'ils sont vécus par le lecteur ; il est mesuré en chapitres et en pages.

Nous constatons que le réseau social représenté est effectivement similaire à ceux des autres réseaux sociaux et reste, tel qu'il est présenté, dans notre limite cognitive à tout moment. Nous constatons également que l'ordre et le rythme des décès diffèrent grandement entre le temps du discours et le temps du récit. Le discours est présenté d'une manière qui semble plus imprévisible que l'histoire sous-jacente ; s'il avait été raconté selon la chronologie de Westerosi, la perception de décès aléatoires et imprévisibles pourrait être beaucoup moins surprenante.

Nous suggérons que la remarquable juxtaposition du réalisme (vraisemblance), de l'équilibre cognitif et de l'imprévisibilité est la clé du succès de la série.

Les commentaires sont de courts ajouts utilisés pour fournir une observation ou un retour. Ils sont intentionnellement limités en taille et en format.


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[...] l'acte de lecture est une cérémonie de communion secrète, parfois féconde.  Quiconque lit quelque chose qui en vaut vraiment la peine ne lit pas en toute impunité.  Lire un de ces livres qui respirent quand on les met à l'oreille ne vous laisse pas indifférent : il vous change, ne serait-ce qu'un peu, il intègre en vous quelque chose que vous ne saviez pas ou n'aviez pas imaginé, et il vous invite à chercher, à poser des questions.  Et plus encore : parfois, elle peut même vous aider à découvrir le vrai sens des mots trahis par le dictionnaire de notre temps.  Que pourrait vouloir de plus une conscience critique ?

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Source : Past, Present, and Future: Interview with Eduardo Galeano (anglais), December 25, 2008, mronline

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