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Nous nous fions aux étiquettes lorsque nous ne pouvons pas porter un jugement correct sur la situation

Nous nous fions aux étiquettes lorsque nous ne pouvons pas porter un jugement correct sur la situation Nous nous fions aux étiquettes lorsque nous ne pouvons pas porter un jugement correct sur la situation
Source: Guillaume Cornet via BoredPanda
Drunk Tank Pink et autres forces inattendues qui façonnent notre façon de penser, de ressentir et de nous comporter
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Malheureusement, nous sommes également incapables d'ignorer les étiquettes sociales lorsque nous évaluons l'intelligence d'une personne.

(...)

Dans une étude classique, deux chercheurs ont montré que les évaluateurs se servent des étiquettes sociales lors de leur jugement quand les preuves données ne permettent pas de trancher. Dans cette étude, les étudiants de l'université de Princeton devaient décider si une jeune étudiante de cinquième année nommée Hannah avait des performances supérieures, inférieures ou exactement au niveau attendu d'un étudiant moyen de cinquième année. Pendant la première phase de l'expérience, les étudiants regardèrent l'une des deux brèves vidéos. Dans l'une des vidéos, Hannah était montrée jouant dans un parc aménagé situé dans un quartier riche. Un rapide balayage de son école laissait entendre qu'elle était moderne et spacieuse, agrémentée de terrains de sport et d'une imposante cour de récréation. Pendant que les élèves regardaient la vidéo, ils lurent un bref rapport biographique sur Hannah, qui mentionnait que ses parents étaient tous deux diplômés de l'université et occupaient maintenant des postes tout à fait honorables. Cette version d'Hannah était associée à une série d'étiquettes très favorables : la richesse, une bonne école et des parents éduqués qui aveint une bonne situation professionnelle. Les autres étudiants de Princeton ont découvert une version très différente et moins chanceuse d'Hannah. Ils visionnèrent une vidéo d'Hannah jouant dans une cour d'école clôturée avec des bâtiments en brique de haute densité, au milieu d'un quartier de petites maisons familiales délabrées. Cette fois, le reportage biographique décrit les parents d'Hannah comme ayant fait des études secondaires (mais pas universitaires), son père travaillant dans une usine de transformation de la viande et sa mère comme couturière à domicile. Cette fois-ci, les étiquettes étaient pessimistes, suggérant qu'Hannah devrait surmonter des obstacles socio-économiques et éducatifs avant de réussir à l'école.

À ce stade, certains des élèves consultèrent une deuxième vidéo, dans laquelle Hannah était invitée à répondre à une série de vingt-cinq questions d'un test de réussite. Les questions étaient conçues pour évaluer ses compétences en mathématiques, en lecture, en sciences et en sciences sociales. Au lieu de présenter une image claire de ses capacités, la vidéo était ambiguë : parfois elle était engagée, répondant correctement à des questions difficiles, et parfois elle semblait distraite et se débattait avec des questions relativement faciles. La bande était conçue pour déconcerter les élèves, pour les laisser sans une image claire de ses capacités.

La capacité d'Hannah était difficile à discerner dans cette vidéo, mais tandis que le premier groupe d'étudiant regardèrent la vidéo en ayant à l'esprit les étiquettes « riche » et « études supérieures », le second groupe commença à regarder la vidéo en ayant à l'esprit les étiquettes « classe ouvrière » et « études secondaires ». Ces étiquettes ont servi de critères de distinction lorsque la performance d'Hannah n'était ni parfaite ni désastreuse. Les élèves qui s'attendaient à ce qu'Hannah réussisse ont vu exactement ce schéma de réussite dans ses réponses (en ignorant ses faux pas et sa mauvaise concentration), alors que ceux qui s'attendaient à moins d'Hannah ont vu exactement ce que les étiquettes négatives impliquaient (en ignorant son engagement intermittent et sa maîtrise des questions difficiles). Au final, la chanceuse Hannah a été jugée comme ayant obtenu des résultats supérieurs à son niveau de cinquième année, alors que son homologue malchanceuse semblait avoir obtenu des résultats inférieurs à son niveau de cinquième année. L'étude d'Hannah prouve que les gens sont influençables, prêts à voir le monde avec les conseils des étiquettes lorsqu'ils sont confrontés à une situation d'égalité qui, autrement, ne pourrait être résolue.

Si merveilleux !

De danielangbas1 | 26/10/2020

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