|
1 minute de lecture

Nous voyons selon les dimensions de notre espoir

Nous voyons selon les dimensions de notre espoir Nous voyons selon les dimensions de notre espoir
Source: David Edwards via Artstation (rognée)
Les très petits
Du livre
Les très petits
Taille de la police
A
12 24 17
A

Le dessin d'un enfant va droit à l'essentiel. Si la vie lui semble bloquée, l'enfant dessine une maison sans porte. Si la vie est en suspens, il met beaucoup de fenêtres, de fleurs, de soleils. Il en va de même pour la miniature du Moyen Age, où la robe de la grande dame est plus grande que son château, où l'œil d'un cheval rivalise avec l'ovale de la lune. 

Il ne s'agit pas ici d'une sorte de stade juvénile de l'art ou d'une incapacité enfantine de la main. Le peintre exprime plutôt une perspective différente de celle, géométrique et indifférente, de la raison. Il suit la perspective du cœur, qui dépeint ce qui n'est pas, afin que ce qui est soit mieux vu. Un exemple. Vous attendez votre amant. Elle va venir. Elle l'a dit. Elle a promis. Vous fixez l'horizon, vous regardez le paysage (que fait-elle, elle devrait déjà être là). Dans le paysage, il y a des choses (une forêt, des maisons, une route) de différentes tailles. Quand elle arrive enfin, toutes les proportions du paysage sont soudainement déréglées. La petite silhouette au bout de la route apparaît immédiatement aussi grande que la forêt, les maisons ou la route. Elle qui, aux yeux du géomètre, ne serait qu'une tache au loin, aux yeux de l'amant devient plus grande que l'univers. Nous voyons selon les dimensions de son espoir. Le XIIIe siècle a un cœur plein d'espoir, ce qui fait que les visages des églises romanes ne ressemblent qu'à un dessin d'enfant.

Les commentaires sont de courts ajouts utilisés pour fournir une observation ou un retour. Ils sont intentionnellement limités en taille et en format.


Vous devez renseigner ce champ

Votre exemple


Vous devez renseigner ce champ
Articles similaires
Catégorie:
L'individu

Il semble qu'il existe dans le cerveau une zone tout à fait spécifique qu'on pourrait appeler la mémoire poétique et qui enregistre ce qui nous a charmés, ce qui nous a émus, ce qui donne à notre vie sa beauté.

| Approuvé
Catégorie:
L'individu

L'attention est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité...... C'est en somme le sujet de l'histoire du Graal. Seul un être prédestiné a la capacité de demander à un autre : quel est ton tourment ? Et il ne l'a pas en entrant dans la vie. Il lui faut passer par des années de nuit obscure.

-----

Source : lettre au poète Joë Bousquet, 1942
 

| Approuvé
Catégorie:
L'individu

N'essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur.

------

Source : magasine LIFE, 2 mai 1955

| Approuvé
Catégorie:
L'individu

Presque tout le monde dans le monde est préoccupé par sa propre personne. Ils se considèrent comme les êtres les plus importants. Les gens parlent rarement en mal d'eux-mêmes. Ils sont les héros de leur propre histoire, quel que soit l'enchevêtrement de mensonges et de conneries nécessaire pour rendre une version satisfaisante et gratifiante de leur histoire.

En observant leurs actions, vous pourriez retracer leur mode de pensée, leurs intentions, leur intérêt et leur vision. Arrêtez-vous un instant et analysez l'action. Cessez de vous préoccuper de ce qu'ils disent, de ce qu'ils pensent de la façon dont le monde devrait être, de la façon dont chacun peut faire de son mieux ou des raisons pour lesquelles le monde est si mal en point. Ils disent tout ce qu'il faut pour paraître exceptionnels. Écoutez leurs actions. Écoutez seulement et uniquement leurs actions.

| Approuvé
Catégorie:
L'individu
Chaque nuit, nous nous perdons dans les méandres de notre psyché Chaque nuit, nous nous perdons dans les méandres de notre psyché
Evgeniy Evchenko via Artstation

Nous avons tous les forêts dans notre tête. Des forêts inexplorées, sans fin. Chacun de nous se perd dans la forêt, chaque nuit, seul.

| Approuvé
Row:Column:
×
Row:Column:
×