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Une personne cultivée n'est pas quelqu'un qui accumule plus de connaissances

Une personne cultivée n'est pas quelqu'un qui accumule plus de connaissances Une personne cultivée n'est pas quelqu'un qui accumule plus de connaissances
Source: neim design via Pinterest
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J'écris en voulant parler et m'exprimer dans un langage qui est sentipensante (sentir-penser), un mot très précis qui m'a été enseigné par des pêcheurs de la côte colombienne de la mer des Caraïbes.  Et pour cette raison, précisément pour cette raison, je n'aime pas du tout qu'on me qualifie d'intellectuel.  J'ai l'impression d'être ainsi transformé en une tête sans corps, ce qui est également une situation inconfortable, et que ma raison et mon émotion sont en train de se séparer l'une de l'autre.  On suppose qu'un intellectuel est quelqu'un capable de savoir, mais je préfère quelqu'un capable de comprendre.  Une personne cultivée n'est pas quelqu'un qui accumule plus de connaissances, car alors il n'y aura personne de plus cultivé qu'un ordinateur.  Une personne cultivée est quelqu'un qui sait écouter, écouter les autres et écouter les mille et une voix du monde naturel dont nous faisons partie.  Pour parler, j'écoute.  J'écris lors d'un voyage aller-retour, je capte des mots que je rapporte, énoncés selon ma méthode et à ma manière, au monde dont ils proviennent.

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Source : Past, Present, and Future: Interview with Eduardo Galeano (anglais), December 25, 2008, mronline

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Nous vivons à une époque où la connaissance et la sagesse se confondent. L'accès instantané à l'information nous laisse de plus en plus blasés face à des questions telles que le but même de la connaissance, le projet philosophique qui sous-tend la quête de compréhension de l'homme. Dans un tel monde, l'intellectualisme devient une poursuite d'un apprentissage de plus en plus ésotérique, creux et insipide ; ne faisant pas grand-chose pour améliorer notre capacité à bien vivre avec nous-mêmes et donc avec les autres. Prenez la salle de classe typique d'un lycée : l'adolescent qui s'ennuie est un symbole par excellence de l'éducation, des États-Unis à mon propre pays, le Pakistan. Qu'est-ce qui alimente cette dissociation ? Où le savoir inhibe-t-il l'acquisition de la culture, des valeurs, et émerge-t-il au contraire comme une entreprise axée sur la production d'esprits clonés dépourvus de la merveille de la vie, de l’existence elle-même ?

De faruzanbtt82 | 01/06/2020

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[...] l'acte de lecture est une cérémonie de communion secrète, parfois féconde.  Quiconque lit quelque chose qui en vaut vraiment la peine ne lit pas en toute impunité.  Lire un de ces livres qui respirent quand on les met à l'oreille ne vous laisse pas indifférent : il vous change, ne serait-ce qu'un peu, il intègre en vous quelque chose que vous ne saviez pas ou n'aviez pas imaginé, et il vous invite à chercher, à poser des questions.  Et plus encore : parfois, elle peut même vous aider à découvrir le vrai sens des mots trahis par le dictionnaire de notre temps.  Que pourrait vouloir de plus une conscience critique ?

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Source : Past, Present, and Future: Interview with Eduardo Galeano (anglais), December 25, 2008, mronline

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